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Top 50 : les joueurs les plus cheatés de l’histoire de FIFA (5 à 2)

Par Arthur Chanteclair, Thomas Morlec et Mathieu Plasse
7' 7 minutes
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Top 50 : les joueurs les plus cheatés de l’histoire de FIFA (5 à 2)

Oubliez les légendes du ballon rond comme Ronaldo le Brésilien, Johan Cruyff ou encore Zinédine Zidane. Après la sortie du nouvel opus de la franchise EA (le 25 septembre), on vous parle des 50 joueurs les plus cheatés et marquants de l’histoire du jeu vidéo FIFA, responsables de la destruction de plusieurs manettes.

⇐ Retrouvez les joueurs classés de 10 à 6 ici

5/ Breno (FIFA 09)

D’une manière paradoxale, on peut affirmer que le plus grand crack de FIFA provenant du Brésil, pays du joga bonito, est un défenseur central aux allures de monstre. Arrivé en Bavière depuis São Paulo, le temps a dessiné deux Breno différents. Celui qu’on idolâtrait manette en main car il pouvait tenir une défense d’une main de maître. Celui qui avait déjà un joli 75 de note à 18 ans, 83 kilos pour un mètre 87 tout mouillé, une force de titan et une vitesse sérieuse pour un patron de charnière. Celui qui devait représenter le futur, aussi bien pour l’équipe de cadors en herbe que l’on mitonnait pour notre équipe du mode carrière, que la nouvelle génération du Bayern avec Toni Kroos ou Franck Ribéry. Et il y a le Breno de la vraie vie. Breno Vinícius Rodrigues Borges n’est pas un mauvais bougre, loin de là. Mais il demeure le symbole de tout ce qui ne doit pas arriver pour un footballeur que l’on envoie dans le grand bain. Son cas a sûrement fait repenser la manière de pouvoir cadrer les jeunes pousses, sur et en dehors du terrain.

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Car s’il n’y avait eu que les problèmes sportifs, l’impossibilité de dépasser trois gars comme Lúcio, Martín Demichelis ou Daniel Van Buyten, ou ce quart de finale de Ligue des champions contre l’Inter où il se fait avaler par Samuel Eto’o, Breno ne serait pas resté dans les mémoires. Mais il y a eu une suite. Celle avec des blessures au genou qui tueront un prêt très prometteur à Nuremberg et qui auront raison de sa santé mentale. À 21 ans, alors qu’il a déjà une femme et trois enfants, le jeune homme tombera dans la bouteille. Une nouvelle sera ouverte lorsqu’il apprendra qu’il devra se faire encore opérer. Trop pour un seul menino. Un soir de novembre 2011, une dispute avec son épouse éclate, cette dernière partant avec les gosses. Isolé de tous, il fait la connerie à ne pas faire : mettre le feu à la maison. Malgré le soutien tardif de la direction bavaroise, le voilà condamné à quatre ans de prison pour incendie volontaire. Rentrer au Brésil l’aidera à retrouver la paix, mais pas la bonne santé de ses articulations, bien trop meurtries pour espérer un retour gagnant après avoir purgé sa peine. Difficile de dire ce qu’il fait aujourd’hui, mais il semble couler des jours heureux auprès de sa famille. Histoire de dire qu’il s’est évaporé dans la nature. MP

4/ Claudia Pina (FC 26)

Jamais dans l’histoire du mode Ultimate Team une carte n’aura créé autant de polémiques. Rapidement après la sortie de FC26, l’attaquante du FC Barcelone écrase tout sur son passage et est présente dans quasiment toutes les équipes. Les joueurs sont divisés sur son cas : faut-il la haïr ou l’idolâtrer ? « Une carte aussi complète en matière de finition, de physique, d’agilité, de mobilité et de qualité de passe, c’est du jamais-vu, nous avait confié Thip, un streamer Twitch spécialiste du jeu qui pèse plus de 148 000 abonnés. « En compétition, les joueurs pros mettent sur le banc des joueurs à 3-4 millions de crédits (argent virtuel du jeu), pour elle. » Inconnue au bataillon par la communauté FIFA avant cette édition, Claudia Pina devient en un claquement de doigts – et surtout à travers des playstyles les plus méta (métagame, soit quelqu’un qui casse les règles du jeu dictées par les développeurs, NDLR) comme le tir rasant, tir enroulé, passe incisive ou encore tiki-taka – une joueuse ultime, ce qui va provoquer une vague de sexisme.

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Excédés et frustrés qu’une joueuse d’un mètre 60 résiste à l’épaule à Virgil van Dijk, certains accros du jeu vont jusqu’à envoyer à l’ancienne joueuse de futsal des torrents d’insultes sur ses réseaux sociaux. Et ça ne risque pas de s’arrêter. Sur le nouveau FC27, la meilleure buteuse de la Primera División 2025-2026, vainqueur de la Ligue des champions féminine face à l’OL, obtient logiquement une meilleure carte. Cette fois, ce sera 89 de général pour 91 de vitesse, 89 de tir et 88 de dribbles et un coût de plus d’un million de crédits. Le jeu n’est pas encore sorti mais sur FUTBIN, site qui compile l’ensemble des cartes du jeu, la Barcelonaise est de loin la carte la plus détestée malgré ses statistiques folles. Clivante, malgré elle. TM

3/ Matteo Brighi (FIFA 2003)

Les trentenaires (si ce n’est plus) risquent de gueuler. Car Matteo Brighi, c’est le numéro 1. Le roi incontesté d’un jeu fêtant bientôt ses 25 bougies. Le premier crack de FIFA à faire parler quand la tendance était plutôt à la Ligue des Masters. Pour ceux qui étaient de l’autre côté à l’époque, remettons dans le contexte. Dans un monde où les meilleurs joueurs du monde ressemblent à Henry, Zidane, Ronaldo ou Nedvěd ou même les Edgar Davids et Ryan Giggs de la jaquette, EA décide que l’avatar le plus fort de son opus sera… Matteo Brighi, obscur joueur du championnat italien. Enfin, pas si obscur du côté de la Botte, le jeune milieu de terrain venant d’être sacré meilleur jeune de Serie A après un prêt à Bologne.

Une association détonante avec Andrea Pirlo à l’Euro Espoirs et un beau transfert à cinq millions du côté de Parme, auteur d’un exercice 2001-2002 oubliable, participeront à sa mise en orbite. Difficile de trouver d’autres facteurs rationnels à une note aussi hallucinante. Car oui, le petit Matteo trône en haut du jeu avec un chiffre de 97 collé à son nom. En dehors de R9 lors de l’édition suivante (avec 98 de note), aucun joueur n’obtiendra un tel honneur dans l’histoire du jeu. Brighi n’aura pas la capacité de garder un tel niveau. Même s’il eut une carrière plus qu’honnête dans le calcio avec plus de 100 matchs sous le maillot de la Roma, le natif de Rimini aura vite disparu des radars avant de trouver un poste à la fédération italienne. Histoire de créer d’autres petits cracks dans un pays qui en manque cruellement. MP 

2/ Jack Butland (FIFA 17)

On aurait pu le placer en septième place aux côtés de Bailly et Smalling, pour reconduire le triangle des Bermudes où tant d’attaquants se sont perdus dans FIFA 17. Mais il était tellement exceptionnel que le laisser seul sur la deuxième marche du podium était un hommage à son échelle. Derrière les deux monstres de Manchester, on trouvait le troisième larron : Jack Butland. Le gardien de Stoke, un mètre 96 sous la toise, 82 de général, 85 en réflexes et 83 en prises de balle. Une carte bonne, mais qui n’avait rien de spectaculaire. Sur le papier. Car celui qui avait le malheur de croiser sa route vivait un enfer.

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Sorties dans les pieds, réflexes, triples arrêts les plus ridicules que l’on puisse imaginer. Chaque match avec cette anomalie était l’assurance de s’offrir un exploit repoussant les limites humaines. Les chaînes et les vidéos YouTube de l’époque en ont fait une véritable mascotte. Et quand EA lui a offert une carte FUTTIES à 86, le mythe n’a évidemment pas disparu. Le plus fou, c’est qu’il n’était pas nécessaire de partir à la chasse au gardien rare. Butland était partout. À tel point qu’à force de voir les trois ensemble, certains joueurs avaient fini par penser que Stoke City était devenu un club de Manchester. Le vrai Jack Butland passera en 2023 quelques mois par les Red Devils comme beaucoup en rêvaient, mais sans jouer le moindre match. Ce qui a fini de sceller sa légende, c’est que Jack n’a jamais connu une carrière à la hauteur de son jumeau numérique. International anglais dès 2012, il devient le plus jeune gardien à débuter avec les Three Lions à l’époque. Tout en s’installant dans les cages de Stoke avant qu’une grave blessure à la cheville ne ralentisse sa progression. Après des passages à Crystal Palace ou aux Rangers, l’Anglais reste toujours dans la grande Premier League, comme doublure de Tzolakis à Hull City. T’étais pourtant loin d’être mauvais, Jack. AC

Les yeux dans le ZZ

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