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Nos idées de stade pour l’équipe de France après le Stade de France
À moins de cinq mois de l’échéance du contrat de concession du Stade de France, l’équipe de France pourrait disputer face à la Croatie son dernier match à Saint-Denis avant de longs mois. L’État est en négociations avec le groupe GL Events, mais aucune décision n’a été prise. Alors en attendant, voici neuf idées de stade pour les Bleus.

→ Récupérer le Parc des Princes
En région parisienne, c’est bien connu, il y a des immeubles partout, et les stades manquent ou sont trop petits, quand on s’appelle le PSG. C’est Nasser qui l’a dit. « Il faut ouvrir toutes les possibilités pour un stade en Île-de-France », a dit Valérie Pécresse à ce sujet. Depuis, le Paris Saint-Germain est annoncé au gré du vent dans l’Essonne, les Yvelines ou dans n’importe quel terrain vague utilisé par des artisans du BTP d’Île-de-France pour entreposer des baignoires. Ne reste plus aux Bleus qu’à retrouver le stade du 16e arrondissement. Il n’y a pas de meilleur moyen que celui-ci pour reconnecter avec la grande histoire de l’équipe de France. C’est au Parc que la France a déjà marqué six buts, ce qu’elle n’a jamais réussi à faire au SDF. Le Luxembourg en 1985 et l’Australie en 2013 peuvent en témoigner. L’Ukraine, défaite 7-1 en 2020, s’en souvient. Un joli jeu de chaises musicales digne d’une belle carrière politique.
J’étais favorable à ce que le @PSG_inside reste au Parc des Princes. Je prends acte aujourd'hui de la rupture du dialogue avec la mairie de Paris.
Je ne laisserai pas le #PSG dans l’impasse. Il faut ouvrir toutes les possibilités pour un stade en Île-de-France. https://t.co/Y5cu0m1l37
— Valérie Pécresse (@vpecresse) February 9, 2024
→ Le stade Yves-du-Manoir de Colombes
Quitte à se reconnecter avec l’histoire, autant le faire avec la manière. Finale de la Coupe du monde 1938, des JO 1924, hôte des Bleus pendant 30 ans… le stade Yves-du-Manoir est encore disponible et a bien été retapé pour les JO 2024. Maintenant que les bêtises du hockey-sur-gazon aux JO 2024 sont terminées, les Colombiens et Colombiennes de Colombes attendent de voir un vrai sport. S’il aura fallu 17 ans au Stade de France pour devenir l’enceinte la plus visitée par les Bleus, autant que Colombes redevienne la place forte du football français. Sinon, le terrain de patates du stade Pershing existe encore, en plein bois de Vincennes. En souvenir du 5 mai 1921, quand la France avait « vengé Jeanne d’Arc » en battant les Anglais.
→ Le jardin d’Olivier Giroud à Los Angeles
Anglais, il l’était un petit peu. Les deux meilleurs buteurs de l’histoire du Stade de France (oubliez Thomas Ramos et ceux qui tapent au pied dans des ballons ovales) sont des anciens d’Arsenal. Ils s’appellent Olivier Giroud et Thierry Henry, et ont respectivement marqué 24 et 20 pions avec les Bleus. S’ils ont fait du Stade de France leur jardin, autant que les Bleus émigrent aux States pour les retrouver.
→ Le stade Charléty
Une piste d’athlétisme, un gazon bientôt inutilisé, des tribunes loin du terrain, le RER B. Le stade Sébastien-Charléty, c’est le Stade de France, en plus petit. La taille parfaite du niveau de l’équipe de France actuelle. Sinon, le stade Jean-Bouin dispose de quelques créneaux. Entre les matchs du Stade français, du futur Paris FC, du FC Versailles (parfois) et des équipes jeunes, l’enceinte est libre le mercredi, mais seulement à la pause du midi.
→ Un stade Léo-Lagrange
La FFF a jusque fin avril pour communiquer à l’UEFA les lieux de ses matchs éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Philippe Diallo peut donc dire à l’UEFA que la France jouera dans un stade Léo-Lagrange, il y en a des milliers en France, ça laisse le temps de choisir.
→ Le stade Didier-Deschamps de Bayonne
Pour rendre à Didier ce qui appartient à Didier, l’homme qui a tout fait avec les Bleus, l’homme aux deux Coupes du monde, il faut aller dans le Sud-Ouest. 8 avenue de Plantou à Bayonne, ville natale du DD, se trouve un petit stade de 3 500 places, hôte de l’Aviron bayonnais FC en National 3. Anciennement appelé le stade « Le Grand Basque », il dispose de terrains annexes et n’est qu’à deux pas de l’Adour. Existe aussi en version Cap d’Ail, où habite Deschamps.
→ Le stade de l’Abbé-Deschamps
Puisque Didier est un saint (pour Noël Le Graët et Philippe Diallo), allons-y pour le glorifier directement. Les Bleus chez les Bleu Clair, ça a de la gueule. La France a joué deux fois à Auxerre, un 10-0 face à l’Azerbaïdjan et un court succès 1-0 face à la Géorgie. Et puis cela permettrait de ressusciter Le Bar des stades qui, comme nous l’apprend France Bleu Auxerre, va fermer. 217 000 euros, honoraires compris.
→ Partir jouer en Espagne
Les supporters tricolores se souviennent de la première au Stade de France. Fin janvier 1998, la France accueille l’Espagne dans un froid polaire On joue la 20e minute quand Zinédine Zidane, après un tir de Youri Djorkaeff repoussé par le poteau d’Andoni Zubizarreta, devient le premier buteur de l’enceinte. L’Espagne, l’adversaire le plus accueilli dans la cité à la basilique (cinq fois). Autant jouer les Espagne-France au chaud.
→ Le stade Vélodrome
Depuis 1998, les Bleus ont joué 64 % de leurs matchs à domicile au Stade de France. Une stat inutile, mais qui a le mérite de souligner que les Bleus ont joué huit fois à Marseille, six fois à Lens et cinq fois à Lyon et à Lille dans la période. Un peu de décentralisation ne ferait pas de mal pour lutter contre le tout-Paris.
→ Sinon…
.. l’Adidas Arena, le square de la Plaine Saint-Denis, le terrain d’entraînement de Clairefontaine, le Gabriel-Montpied, la Meinau ou un autre stade en travaux… le stade « à ce stade »…
France-Croatie : A Real PainPar Ulysse Llamas