La semaine agitée et le chapeau de cow-boy de John Textor n’ont pas suffi à empêcher le PSG de rappeler qu’il dominait de la tête et des épaules le championnat sur le terrain. Au bout d’une seconde période spectaculaire, le leader incontestable et incontesté a dominé l’OL (2-3) pour prendre 13 points d’avance sur l’OM.
OL 2-3 PSG
Buts : Cherki (83e) et Tolisso (90e+2) pour les Gones // Hakimi (53e, 85e) et Dembélé (59e) pour les Parisiens
Il ne manquait plus qu’un OL-PSG pour conclure une semaine agitée sur la planète Ligue 1, un championnat où les rivalités et les histoires s’entretiennent surtout en coulisses. Le chapeau de cow-boy présenté par John Textor au Groupama Stadium, où son copain Nasser al-Khelaïfi était absent à la suite d’un tournoi ATP à Doha, n’a pas empêché le Paris Saint-Germain de montrer qu’il restait au-dessus de ses concurrents qui n’en sont plus, une fois venue la vérité du terrain. Il aura fallu attendre le second acte pour voir des buts, du spectacle et une équipe lyonnaise s’accrocher à un Paris trop fort (2-3) et qui compte ce dimanche soir treize points d’avance sur le deuxième, l’OM.
On aurait presque pu appuyer sur le bouton avance rapide pour sauter une première période peu emballante et dominée par des Parisiens qui ont peiné à se montrer dangereux. Cela faisait partie du plan de Paulo Fonseca et de ses hommes : rester compacts pour faire reculer les Parisiens plutôt que de les laisser avancer avec des espaces. Heureusement, il y a eu un excellent Khvicha Kvaratskhelia, à l’ouverture pour Ousmane Dembélé, éliminant Lucas Perri qui venait de glisser et qui a pu remercier Clinton Mata. L’international angolais a donné de sa personne pour sauver son équipe et priver le meilleur buteur du championnat d’un nouveau pion, avec un tacle pour faire rempart au point de se fracasser sur le poteau (13e).
Le héros temporaire a encore éteint plusieurs offensives, alors que Dembélé s’est, dans un premier temps, montré moins inspiré (27e, 30e, 35e) et que Saël Kumbedi a signé le seul tir lyonnais avant la pause en butant sur Gianluigi Donnarumma dans un angle fermé. La moitié du chemin était faite à la pause, mais le temps est toujours trop long avec ce PSG, revenu très tôt sur la pelouse après l’entracte, comme pour envoyer un message. Moussa Niakhaté a répondu dans le couloir, entouré de ses coéquipiers lors d’une scène captée par les caméras de DAZN : « On a résisté, maintenant on y va pour gagner ce match ! » Les paroles ne suffisent pas face au champion de France.
De la vie et un avantage pour Paris
Il y a eu la main ferme de Perri sur la tentative de Kvaratskhelia (46e), puis la punition après avoir vu Ernest Nuamah se faire bouger par Nuno Mendes dans la surface. Le ballon est arrivé dans l’autre camp et la passe cachée de Désiré Doué pour Bradley Barcola a permis à l’ancien Lyonnais de claquer un centre fort en retrait pour Achraf Hakimi, dont le plat du pied clinique a fait mouche (0-1, 53e). Lui qui s’était fait remarquer en première période pour un mauvais geste et un accrochage avec Tagliafico, qui avait obligé Luis Enrique à calmer le Marocain. Le technicien espagnol n’a pas mis longtemps à exulter une deuxième fois, symbole de la libération provoquée par le but de l’inévitable Dembélé, qui n’est toujours pas redevenu maladroit, quoi qu’auraient pu laisser penser ses occasions en première période. L’homme fort du PSG a fait ce qu’il sait faire après une déviation de Kvara : une accélération et une frappe croisée puissante pour calmer un peu plus l’OL (0-2, 59e).
Il fallait ces deux buts pour que l’OL se dise qu’il n’y avait plus grand-chose à perdre. Les entrées de Thiago Almada et d’Alexandre Lacazette (à la place de Nemanja Matić) ont permis à Rayan Cherki de quitter son rôle de faux 9 dans lequel il n’aura pas trop existé et de lancer une fin de match folle avec un but offert par l’entrant Georges Mikautadze (1-2, 83e). L’espoir ? Nuno Mendes a déboulé côté gauche et Gonçalo Ramos réalisé un geste génial pour décaler d’un double contact Lee Kang-in, qui a trouvé Hakimi, encore précis, pour s’offrir un doublé et calmer les ardeurs rhodaniennes (1-3, 85e). Ce n’était pas la fin du suspense, Donnarumma dégainant une double parade sur un retourné de Mikautadze et un tir d’Ainsley Maitland-Niles, qui s’est mué en passeur pour le coup de tête de Corentin Tolisso dans le temps additionnel (2-3, 90e+2). On a cru voir le PSG douter, dans ce joyeux chaos, et il a encore fallu que le gardien italien s’emploie sur un centre enroulé du défenseur anglais pour sécuriser le nouveau succès du leader et priver l’OL (6e à cinq points du top 4) de ramener un point inespéré. Comme quoi, la Ligue 1 peut aussi valoir le détour quand ça se passe avec un ballon.
Nasser Al-Khelaïfi during the Kafd Globe Soccer Awards Europe Edition - Cala di Volpe ,Costa Smeralda , Sardinia . Italy - Tuesday 28 May , 2024. Sport - Soccer . (Photo by Spada/LaPresse) - Photo by Icon Sport