- Liga
- J36
- Betis-Barcelone (0-2)
Le Barça gagne sans faire de Betis
Vainqueur du Betis Séville dans un match ennuyeux, le FC Barcelone reprend sa place de leader (0-2). 35 buts au compteur, Luis Suárez conforte son statut de Pichichi.
Betis Séville 0-2 FC Barcelone
Buts : Rakitić (50e) et Luis Suárez (81e) pour le Barça
La 50e minute de jeu s’écoule au Benito-Villamarin. Le FC Barcelone, mis sous pression par le Real Madrid et l’Atlético de Madrid, est tenu en échec par le Betis Séville. Les coups s’enchaînent, la créativité reste assez réduite, le Barça peine à trouver l’ouverture. Sur le côté droit de l’attaque, Lionel Messi met la balle dans le paquet, dans la course d’Ivan Rakitić. Antonio Adán sort de sa cage et s’apprête à intervenir. Mais ça, c’était sans compter sur une tentative de retourné acrobatique aussi inutile que compliquée de la part de German Pezzella. Adán est coupé dans sa sortie, le retourné est complètement loupé. Un beau cadeau offert à Rakitić, l’ancien du FC Séville. On appelle ça une bourde. Depuis sa zone technique, Luis Enrique s’en frotte les mains.
L’insolation de Westermann
Quatorze buts inscrits, zéro encaissé en deux matchs. Si le Barça était dans une dynamique compliquée il y a de cela deux semaines, les Culés, bien aidés par un Luis Suárez en feu, se sont remis dans le sens de la marche. Toutefois, l’accueil des Beticos dans leur enceinte chauffée à blanc laisse planer un doute. Le Barça saura-t-il résister à la chaleur sévillane ? La pression venue de la capitale va-t-elle peser ? Ce qui pèse en tout cas, c’est le poids de Petros sur la cheville de Gerard Piqué. Bientôt assuré du maintien, le Betis souhaite offrir à son public le scalp du champion en titre. Un champion sans inspiration, à l’image de Lionel Messi, sanctionné d’un carton jaune après une intervention trop brutale de Piqué. Passée la première demi-heure, seule une frappe de Neymar stoppée par Antonio Adán montre la voie à suivre. Maigre repas.
L’avantage du Barça, c’est de jouer à Séville. Une ville à la température élevée et au sang chaud. Trop chaud, surtout pour un Allemand peu habitué aux coups de soleil. Déjà averti pour une faute sur Messi, Heiko Westermann arrive en retard sur Ivan Rakitić. La sanction est logique, le deuxième jaune est suivi d’un rouge. Le défenseur central ne bronche même pas. Séville se retrouve à dix, et la possession va encore s’accentuer en faveur du Barça. Certes, mais va-t-on enfin assister à de vraies occasions de but ? Neymar multiplie les dribbles, mais le bloc blanquiverde tient le choc. Andrés Iniesta tente des ouvertures en profondeur, mais sans appel de balle, difficile de trouver preneur. Suárez joue au roublard via une déviation de la main, mais Antonio Mateu Lahoz voit tout et siffle tout. Le Barça va devoir être plus inventif, même en supériorité numérique.
La monotonie du Barça
Troisièmes de Liga pour le début du second acte, les Barcelonais arrivent avec les crocs plus acérées. Neymar dose bien sa passe pour Suárez, mais El Pistolero voit le cadre lui échapper. Le Barça ne panique pas, au contraire de la défense du Betis, ce dont profite avec plaisir Rakitić. Pris d’un coup de froid, l’enceinte andalouse se réchauffe avec la sortie de son idole, Joaquín. Un tonnerre d’applaudissements, avant la gestion catalane. Des successions de passes sans réelle percussion, et des choix souvent trop lents. Sans l’expulsion logique de Westermann, cette rencontre aurait peut-être connue un autre visage. Malgré la présence de son onze type, le Barça termine sa saison 2015-2016 sur les rotules, c’est une évidence. Son deuxième but en est la preuve : un Messi sans vitesse sert Suárez dans la profondeur, pour le but du break (81e). Le Barça est toujours leader du championnat à deux journées de la fin. Reste à savoir si l’essence restant dans son réservoir va suffire pour remporter cette Liga. Nul doute que son voisin de l’Espanyol aimerait bien occasionner une panne la semaine prochaine.
Résultats et classement de la Liga
Par Antoine Donnarieix