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- J7
- Juventus-Naples (3-1)
La Juve aplatit le Napoli
Surprise d'entrée de jeu par Mertens, mais portée par son duo Ronaldo-Mandžukić, la Vieille Dame a autoritairement matraqué le Napoli (3-1) pour raffermir sa domination sur la Serie A.
Juventus 3-1 SSC Napoli
Buts : Mandžukić (26e, 49e) et Bonucci (76e) pour la Juventus // Mertens (10e) pour le Napoli.
C’est l’un de ces fameux matchs où il s’agit de ne pas faire de sentiment. De gagner, même salement. Car au bout d’un Juventus-Naples, il y a souvent eu ces dernières années un parfum de Scudetto qui imprime l’air et chatouille les narines. Une senteur de victoire que la Juve sait humer comme personne. Ce samedi, elle a ainsi, comme souvent, eu plus de pif que les Partenopei et a plié sans sourciller le Napoli (3-1). La marque des grands, tout simplement.
Un cadeau pour Mertens, une cartouche pour Mandzu
Naples commence pourtant vite et fort, en prenant à la gorge des Bianconeri qui perdent le contrôle de la sphère. Hamšík et Zieliński donnent le la au milieu de terrain, et le Polonais envoie dès la cinquième minute une bonne grosse galette qui échoue sur le poteau de Szczęsny. Forcément, la Juve s’impatiente, à l’image de Bonucci, qui s’essaie à une relance axiale kamikaze. De quoi permettre à Allan de chiper le cuir, d’enchaîner deux petits pas de chat pour se hisser à l’entrée de la surface, puis de transmettre à Callejón. L’Espagnol lève la tête et glisse une passe cadeau pour Mertens, qui n’a plus qu’à pousser la balle dans le but vide. De quoi couper le sifflet de l’Allianz Stadium, mais surtout de fâcher pour de bon la Vieille Dame, qui commence à vider son chargeur sur le but des Partenopei. Dans le dur, les Azzurri finissent logiquement par craquer : Ronaldo fait passer Hysaj sur le gril en débordant sur l’aile gauche, puis envoie une cartouche sur le crâne de Mandžukić. Le Croate fusille alors Ospina à bout portant et remet tout ce beau monde à égalité.
Napoli tout cuit, Vieille drame sprinteuse
Ancelotti, conscient que la Juve vient de prendre la main sur la partie, se met alors à tirer sa tronche des mauvais jours. De fait, la Vieille Dame se met à galoper beaucoup trop vite pour les Partenopei, notamment grâce à ses individualités : Dybala s’offre une course de gazelle en contre, puis transmet à Ronaldo, dont la frappe touche le poteau. Pas de pot pour le Portugais, mais une aubaine pour Mandžukić, qui rôdait façon vautour devant la cage et y va de son doublé. Les Napolitains, impuissants, s’agacent, et Mario Rui commet la bourde qu’il fallait à tout prix éviter : se choper un second jaune synonyme de rouge, en séchant Paulo Dybala.
À dix contre onze, les Azzurri sont cuits à point et prêts à se laisser gober par les Juventini. Sauf que les Piémontais cogitent un peu trop, hésitent à se découvrir pour porter le coup de grâce, et sont à deux doigts de se faire punir par Callejón, qui vendange une énorme occasion en frappant plein axe sur Szczęsny dans la surface. Ronaldo gueule un coup, les ouailles d’Allegri se secouent, et Bonucci, bien servi par une déviation de la tête de Ronaldo sur corner, essuie enfin l’assiette. Le Napoli, groggy, ne s’en relèvera pas. La Juve, elle, peut savourer un succès qui envoie son message habituel à l’Italie du football : cette année encore, il faudra sans doute un miracle pour lui ravir le trône et la couronne de la Serie A.
Juventus (4-3-1-2) : Szczęsny – Cancelo, Bonucci, Chiellini, Alex Sandro – Emre Can (Bentancur, 61e), Pjanić, Matuidi – Dybala (Bernardeschi, 64e) – Cristiano Ronaldo, Mandžukić (Cuadrado, 84e). Entraîneur : Massimiliano Allegri.
SSC Napoli (4-4-2) : Ospina – Hysaj, Albiol, Koulibaly, Mario Rui – Callejón, Allan, Hamšík (Ruiz, 69e), Zieliński (Malcuit, 61e) – Insigne, Mertens (Milik, 61e). Entraîneur : Carlo Ancelotti.
Résultats et classement de Serie APar Adrien Candau