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Les quatre hommes à suivre en Coupe de France

Par Théo Juvenet
5 minutes

Ce mardi commencent les quarts de finale de Coupe de France, avec au menu Angers-Reims et Cannes-Guingamp. Dans chacune de ces équipes qui joueront une place en demies, il y aura au moins un joueur à suivre de près. Découvrez ce quatuor capable de rendre cette soirée foot spéciale.

Les quatre hommes à suivre en Coupe de France

  Himad Abdelli, l’homme à tout faire du SCO

On a un gros faible pour Esteban Lepaul, mais on ne peut pas non plus passer à côté de Himad Abdelli quand on se pose devant un match d’Angers cette saison. Il sera encore à surveiller, ce mardi, lors du quart de finale contre Reims. Ce numéro 10 pur jus a en plus eu la bonne idée d’être efficace ce samedi face à Saint-Étienne (match nul 3-3) en refroidissant Geoffroy-Guichard par un doublé dans les 20 premières minutes. C’est mal le connaître que de ne le résumer qu’aux statistiques. C’est même tout le contraire. Sur le terrain, l’international algérien dégage une sérénité déconcertante, qu’il puise dans son admiration pour Zinédine Zidane, son idole.

Précis dans ses dribbles et chirurgical dans ses passes, Abdelli se sert de son physique trapu (dont il balaye les critiques) pour faire vivre un enfer à l’adversaire qu’il a au marquage. À le voir jouer, on a l’impression de voir un numéro 10 de 32 ans ayant passé toute sa carrière en Ligue 1. Et pourtant, il est bon de rappeler qu’il n’en a que 25, et qu’il ne dispute que son deuxième exercice à ce niveau.

Avis aux milieux rémois : s’ils trouvent un Abdelli en jambes, ils risquent de passer un sale quart d’heure, voire plus. Considéré comme un joueur peu ambitieux lors de ses débuts au Havre (qui doit sûrement regretter son éclosion à l’heure qu’il est), le numéro 10 du SCO tient sa revanche. À lui maintenant de trouver la clé pour emmener son équipe dans le dernier carré.

Oumar Diakité, pour refaire péter la Champagne

Cette soirée de Coupe de France pourrait être d’autant plus belle si les numéros 9, en voie de disparition dans le football de 2025, venaient à briller. Parmi eux, il y en a un qui en a bien besoin : le Rémois Oumar Diakité. Héros parmi les héros ivoiriens et une folle victoire à la CAN il y a un an, l’attaquant de 21 ans traverse une saison compliquée. La période l’est encore plus : il n’a plus fait trembler les filets depuis trois mois et reste sur un penalty manqué à domicile contre ce même SCO.

Une panne d’inspi qui dure depuis 14 matchs, c’est long. C’est surtout symptomatique d’une équipe de Reims qui dégringole et qui, hors Coupe de France et les qualifications contre Mutzig, Monaco et Bourgoin-Jallieu (avec deux séances de TAB), n’a plus gagné le foot depuis le 10 novembre dernier. Ce jour-là, au Havre, chaque joueur du trio offensif rémois avait marqué, dont Diakité.

Pour mettre fin à ce silence radio presque gênant, et pour enfin donner du sens à la saison rémoise, ne serait-ce qu’un petit but de l’international ivoirien accompagné de sa qualif’ pour les demies pourrait être un vrai soulagement pour le groupe désormais pris en main par Samba Diawara. Et peut-être un bon élan pour éviter de s’enliser ensuite dans les tréfonds de la relégation en championnat. L’heure du réveil Diakité doit sonner.

  Julien Domingues, dans la forme de sa vie avec l’AS Cannes

Il a le ratio but d’un Erling Haaland qui débarque dans un nouveau club. Avec les papinades qui vont avec. Ce gars-là, c’est Julien Domingues. Passé par plusieurs bourgades de l’Hexagone (Le Pontet, Marseille Endoume, Saint-Malo et Trélissac), toujours entre le National 2 et le National 3, l’attaquant de 29 ans a enfin trouvé son chez-lui. Et il n’a pas choisi le pire endroit.

Attaquant de l’AS Cannes depuis quatre saisons, Domingues a mis du temps avant de performer, mais ça valait le coup d’attendre. Après trois premières saisons en demi-teinte (16 buts en 69 matchs), le natif d’Arles casse tout sur son chemin. En sept mois, il a presque doublé son nombre de buts inscrits sur toute sa carrière (22 avant cette saison), et s’érige en terreur des défenses en Coupe de France avec 9 pions en 5 matchs, et 11 réalisations en 15 rencontres de National 2 : 20 sur 20, donc.

Efficace le Domingues, mais aussi spectaculaire. Comme son retourné inscrit lors du huitième face à Dives-Cabourg, remporté 5-3. Un geste pur, qui témoigne de la confiance d’un joueur sorti de l’inconnu, dans la forme de sa vie. Il est fort probable que son nom soit ciblé par les Guingampais, qui pourraient trembler en l’apercevant dans la surface.

Allez, une dernière pour inquiéter les Costarmoricains : au mois de février, Domingues a inscrit trois doublés en championnat face à Toulon, Jura Sud et Marignane. Muet ce week-end lors de la victoire cannoise à Saint-Priest, notre « Erling de la N2 » s’économisait sûrement pour la grande soirée de mardi.

  Sohaib Naïr, le pari de Sylvain Ripoll à Guingamp

Parlons justement de cette défense de l’EAG, qui contraste tant avec son attaque, la deuxième de Ligue 2. Pire défense du top 10 avec 29 buts encaissés, Guingamp est néanmoins en train de trouver son homme de base dans ce secteur. La nouvelle tour de contrôle guingampaise s’appelle désormais Sohaib Naïr, dont la saison n’a pas du tout été un long fleuve tranquille à l’aube de ce quart de finale de coupe nationale.

Véritable pari de Sylvain Ripoll, le défenseur central de 22 ans vit sa première année en pro. Des premiers mois où il n’a pas échappé au dur apprentissage des joutes professionnelles, entre titularisations, allers-retours sur le banc et une première expulsion (le 22 novembre dernier, contre Amiens). Mais Naïr apprend vite de ses erreurs. Si bien qu’il a retrouvé une place de titulaire, en jouant l’intégralité des sept derniers matchs de l’En Avant. Avec en prime une grosse performance à Grenoble ce week-end.

Aux côtés de Donatien Gomis, le jeune défenseur devra contenir l’attaque cannoise et son taureau fou. Et offrir peut-être une demie à un public guingampais qui mérite bien ce grand bonheur, six ans après le retour en Ligue 2, dans une compétition pù il a connu l’extase d’un sacre en 2009 et 2014. Et pour refaire parler de Guingamp pour son équipe locale, pas pour une équipe rivale venue affronter les meilleurs joueurs du monde sur son propre terrain. En attendant, Naïr est un joueur avec la pleine confiance de ses dirigeants, qui l’ont prolongé la semaine dernière jusqu’en 2027. Gérer une attaque de National 2 devrait être dans ses cordes.

Cannes monte avec brio sur Guingamp, Reims s’offre une demie à Angers

Par Théo Juvenet

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